Albi Croisières - Historique

Historique

Le Tarn prend sa source au sud du Mont Lozere à plus de 1600 mètres d'altitude, parcourt 375 km, traverse les grands causses en de pittoresques canyons, les gorges, puis les plaines en de larges méandres, passe dans 5 départements: Lozère, Aveyron, Tarn, Haute-Garonne, Tarn et Garonne, arrosant des villes comme Milhau, Albi, Montauban, pour se jeter enfin en Garonne, juste en aval de Moissac, à St Nicolas-de-la-Grave.

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La navigation sur le Tarn est attestée depuis l'Antiquité mais elle fut toujours difficile. L'importance du dénivelé, les fluctuations saisonniaires qui grossissent ou diminuent les eaux n'ont guère facilité la vie déjà bien périlleuse des gabarriers. Rejoindre Bordeaux nécessitait une bonne semaine de navigation, les gabarres étant propulsées à la voile carrée et principalement à la perche. Divers travaux au cours des siècles ont fait évoluer la navigation: les chaussées par exemple, ces enrochements placés sur toute la largeur de la rivière créant ainsi des paliers et canalisant les flots en une passe vers laquelle les bateaux se dirigeaient, exercice toujours dangereux.

 

La véritable révolution en navigation fluviale fut bien évidemment la construction d'écluses, écluses dont nous devons l'invention au génie fécond de Léonard de Vinci.

Ici, ce n'est qu'au milieu du 19 ème siècle que furent réalisés ces ouvrages permettant aux embarcations de passer plus facilement entre les deux plans d'eau de niveau différent. Sur le Tarn, les écluses sont très étroites et courtes car ce n'est qu'en 1879 que Charles de Freycinet, ministre des travaux publics, imposa à toutes les voies d'eau le même gabarit. Les écluses feront désormais 39 mètres de long et 5,20 mètres de large.

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Le mot gabarre désignait un bateau à fond plat, en bois massif, servant au transport de marchandises. Outre le Tarn, des embarcations de même type naviguaient également sur des rivières comme le Lot, la Dordogne ou la Loire. Des convois de 5 à 6 petites gabarres étaient formés, accompagnés d'une plus importante d'environ 12 mètres de long dénommée la Capitane. Chargées des charbons de Carmaux, de bois, des poteries de Montans ou de Giroussens, des verreries de la Grésigne, des blés du Ségala, des très appréciés vins de Gaillac, ces convois permettaient d'acheminer ces richesses de la région, sans oublier le pastel étonnante plante à fleur jaune dont les feuilles fournissent un bleu exceptionnel en teinture comme en peinture. Par ses retombées économiques, le pastel forgea la légende du Pays de Cocagne et sa richesse dans le triangle du bleu: Albi, Toulouse, Carcassonne.

 

Pour ces hommes qui descendaient la rivière, l'aventure se vivait au quotidien, et pour remonter l'embarcation, il en était de même. Chargé d'épices, de draperies, de poissons séchés, le bateau était tiré, halé, au moyen d'une corde dénommée bricole, fixée en haut du mât, pour être au même niveau que les berges élevées. Ce halage s'effectuait principalement à col d'homme, plus rarement à l'aide de boeufs ou de chevaux. Les chemins argileux étant étroits et glissants, les accidents n'étaient pas rares. Le double de temps environ était necessaire pour revenir, d'ailleurs, seule la Capitane était remontée par ces hommes surnommés «les galériens en liberté». Le reste du convoi sera vendu pour le bois. Les gabarres deviendront barriques.

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Jusqu'au milieu du 19 ème siècle, les voies d'eau seront le principal moyen pour le transport de marchandises. En france, on comptera à cette époque 40 000 mariniers, mais la concurrence du rail fait son apparition et si les premiers bateaux à vapeur viennent sur le Tarn, ils ne résisteront pas aux meilleurs rendements proposés par le train.

Les capacités de chargement ont évolué. Si au 18 ème siècle les plus gros bateaux fluviaux pouvaient transporter 35 T, au début du 20 ème siècle, une péniche de type Freycinet en transporte jusqu'à 350. Aujourd'hui les grands pousseurs de la Seine par exemple chargent 5000 T.

 

 

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Le Tarn quant à lui, comme bien d'autres voies d'eau sera déclassé des rivières navigables en 1926 par le président Raymont Poincaré. Le fret a donc laissé la place à la plaisance et c'est ainsi qu'aujourd'hui il est possible de naviguer sur des gabarres entre Aiguelèze et Albi sur un parcours étonnant, de 20 km, qui permet de découvrir cette rivière encore sauvage peuplée de milliers d'oiseaux, la vie sur ses berges, sa flore et sa faune.                          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Cette gabarre est une copie fidèle des anciennes gabarres et navigue actuellement sur le Tarn.

 

       Vous la verrez certainement entre Aiguelèze et Albi. Ici , devant l'Hotel La Réserve.   

 

 

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img_6790Albi, la cité épiscopale est inscrite depuis le 31 juillet 2010 au patrimoine mondial de l'UNESCO

C'est au cœur de cette cité que vous allez naviguer sur la gabarre, d'où vous aurez les plus belles vues de la ville d'Albi. Le départ est sous la cathédrale, à côté des vestiges du vieux port ou s'amarraient autrefois les gabarres transportant les marchandises.

 

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